Strasbourg : Halliday in et Sarko out !

Publié le par PCF 67

La presse locale parle d’un recul de la mobilisation et de manifestations qui marquent le pas. Soit ! Les manifestants étaient moins nombreux le 28 octobre que lors de précédents rassemblements, mais les effectifs n’ont pourtant pas décru au point que l’espérait le Gouvernement. Une journée supplémentaire sans salaire est en temps de crise toujours difficile à assumer car pour les travailleurs certains budgets demeurent incompressibles. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde dans notre beau pays de France livré progressivement mais surement à l’impérialisme de la finance.

 

Alors 5.000, 10.000, 15.000, les chiffres ont-ils encore un sens ? Oui, le sens du refus du glissement vers la paupérisation des Français au profit de financiers dont l’absence de scrupules est proportionnelle aux plu values de leurs opérations boursières. DSC05265Les slogans et les pantomimes réalisés par les manifestants sont éloquents. Du duo Johnny – Sarko sur le camion Sud aux panneaux accusant les parlementaires de trahison et affirmant « Le MEDEF n’a aucun droit sur notre fin de vie. », les artisans et les profiteurs de cette réforme inique sont clairement identifiés.

 

Le Collectif Jeunes pour la Retraite à 60 ans restait pleinement mobilisé. Tous les syndicats étaient plus que simplement représentés. Les partis politiques de Gauche avaient installé leurs points fixes place Broglie, pour ensuite se joindre au cortège. Un couple de militants du Nord actuellement en vacances en Alsace est venu au stand PCF pour saluer les camarades et s’enquérir du parcours de la manifestation afin de s’y joindre. Une façon insolite de visiter Strasbourg ! Et puis finalement, les milliers de manifestants rassemblés place de la République n’étaient peut être que des touristes en mal d’exotisme et à la recherche d’émotions fortes. Une sorte d’apéro géant où l’alcool serait remplacé par le fiel de ceux que gouvernants et parlementaires prennent pour des débiles…

 

Des ouvriers en tenue de travail aux militants de la CFE-CGC, la population de cette manifestation était très représentative de la France dite d’En Bas, car aujourd’hui le statut de cadre ne signifie plus privilège tant ces derniers sont fragilisés par les politiques d’entreprises dictées par un actionnariat insatiable.

 

Des femmes et des hommes sans étiquettes, accompagnés par des enfants et des adolescents, faisaient également partie du cortège, affichant des slogans tels que « Et l’humain dans tout ça ? », « Le travail tue », « Médias, rois de l’intox ! Journalistes encore dignes de ce nom, prenez le pouvoir dans les rédactions… », « Le peuple libre le jour des élections (et encore… avec le lavage de cerveau médiatique) est cocu le soir même. ».

 

Alors, qui parlait de démobilisation, de recul, de marquer le pas ? Donnons tous ensemble rendez-vous samedi le 06/11/2010 à ces jardiniers de la sinistrose…

 

Jean-Marc Claus Correspondant l’Humanité.fr

Publié dans Lutter avec le PCF

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