Petroplus revend
 le site de Reichstett

Publié le par PCF 67

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Vives inquiétudes dans la plus petite raffinerie française, jugée pas assez rentable.

Strasbourg (Bas-Rhin), 
correspondance


La plus petite des douze raffineries françaises est-elle la prochaine sur la liste des fermetures  ? Rachetée à Shell en 2007 par le groupe suisse Petroplus, contrôlé par le fonds d’investissement américain Carlyle, la raffinerie de Reichstett, considérée comme pas assez rentable, est de nouveau à vendre. À l’époque, Petroplus l’avait acquise pour 785 millions de dollars en même temps que la raffinerie de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Les Suisses espéraient à l’époque que les deux sites « contribueront à l’expansion » de leur système de raffinage.

Située à quelques kilomètres au nord de Strasbourg, la raffinerie de Reichstett emploie environ 260 personnes auxquelles s’ajoutent une centaine de sous-traitants permanents. Elle est spécialisée dans la distillation de brut. L’annonce de Petroplus surprend alors que le site alsacien achève une révision quinquennale et que des millions d’euros d’investissements sont prévus pour 2010. De plus, le président de Petroplus, Thomas O’Malley, a estimé lors de la présentation des résultats 2009 du groupe, le 4 février  : « Nous voyons des signes clairs de redressement économique dans le bassin atlantique, ce qui entraîne une amélioration dans la consommation. » Selon lui, le groupe envisage d’acheter des raffineries aux États-Unis. Les représentants du personnel ont déclenché le droit d’alerte et veulent mandater un expert pour étudier « la rentabilité du site et proposer les investissements incontournables à faire pour pérenniser l’activité ».


Alain Peter

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