Les 215 déportés homosexuels au camp du Struthof sortent enfin de l'oubli !

Publié le par PCF 67

photo camp et homo

 

Communiqué de la fédération PCF du Bas-Rhin

 

La Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français se félicite qu’après tant d’années, la mémoire de la déportation des 215 détenus du camp du Struthof arrêtés pour homosexualité, soit enfin commémorée officiellement. Le Parti communiste s’associe sans réserve à cet hommage rendu aux victimes homosexuelles de la déportation.

plaque Struthof

Parler d’homosexualité n’est pas chose facile aujourd’hui encore. Parler de la déportation des homosexuels est encore plus difficile. Pendant longtemps leur calvaire fut occulté par la mémoire officielle ; eux même n’osant pas parler de peur d’être rejetés par la société. Même si les plus hautes autorités de la République Française reconnaissent solennellement cette tragédie il y a encore du chemin à parcourir. Pierre Seel, cet alsacien déporté au camp de Schirmeck à l’âge de 17 ans, le 2 mai 1941 et décédé le 25 novembre 2005, a raconté dans son livre la barbarie des Nazis. Une fois les camps libérés, la guerre finie, les survivants sont rentrés chez eux et ont tenté de reprendre goût à la vie, mais les homosexuels eux ne sont jamais sortis de cet enfermement ; interdits par la loi, tabassés, exclus, ils ont vécu marginalisés ou cachés, gardant à tout jamais pour eux leurs multiples souffrances.

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Il n’est donc que justice de voir leur  mémoire saluée officiellement par ce dépôt d’une plaque commémorative, le samedi 25 septembre 2010 sur le mur du souvenir du camp, à la demande de l’association des « Oublié(e)s de la mémoire ». Le Parti Communiste Français sera représenté à cette cérémonie par Béatrice Lejarre, membre du Conseil National du PCF, secrétaire départementale de la fédération du Bas-Rhin et Hervé Berviller, membre de la direction départementale.



Les communistes français entendent rester vigilants concernant les droits de l’homme ; ils continuent à lutter contre les discriminations et les exclusions basées sur l’orientation sexuelle, à se mobiliser contre les discriminations sous toutes leurs formes et à promouvoir un nouveau modèle de société basée sur la justice, le partage et la fraternité.

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A l’heure où  le Président de la Répu blique a choisi de rompre le pacte républicain en créant une sous-catégorie de Français, les « Français d’origine étrangère », on ne peut être qu’inquiet. La xénophobie et le populisme deviennent des fonds de commerce de la droite.  Dès le 18 août Pierre Laurent, secrétaire  national du PC,  indiquait : « Nous sommes - et je pèse mes mots - face à l’émergence d’une forme de racisme d’État inacceptable qu’il nous faut combattre de toutes nos forces et sans tarder. »

 

Strasbourg, le 19 septembre 2010.

Publié dans Notre histoire

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