La campagne du Front de Gauche (suite)

Publié le par PCF 67

Ci-dessous :

  • Antoine Splet et son assemblée citoyenne chez Zarha
  • Le portrait DNA de Julien Ratcliffe
  • le soutien de Mustafa El Hamdani
  • le comte rendu sur l'assemblée de Bénédicte Herrgott des DNA
  • la réponse de Jean-Marc Claus aux questions d'Emmaus
  • Soutien à la manifestation des égoutiers par Christian au nom des candidats communistes

Assemblée citoyenne chez Zahra par Bakouly

 

  

 

  Circonscription 4 Julien Ratcliffe (Front de gauche) :  «L’envie de faire réfléchir les citoyens »

Julien

Julien Ratcliffe, candidat du Front de gauche. Photo DNA

Bas du formulaire

Chemise blanche, pantalon noir soigné, Julien Ratcliffe, 29 ans, est le candidat du Front de gauche dans la 4 e circonscription du Bas-Rhin. Ce Strasbourgeois d’adoption est né en Touraine. Il a grandi à Montbazon, un petit village d’à peine 4 000 habitants, dans « une famille moyenne et classique », non politisée mais aux origines diverses : son père est anglais, sa mère italienne. « C’est ce qui m’a influencé dans l’idée que l’attachement à la nation est plus une question de valeurs, d’adhésion à certains principes, qu’une question d’origine. » Cette vision de la république, « une vision universaliste dans laquelle on n’oppose pas les communautés », poursuit-il, l’a poussé à faire de la politique.

En 2002, alors âgé de 18 ans, il raconte avoir vécu la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle comme « une alerte sur la tentation de repli des Français, une mauvaise réponse aux difficultés du quotidien », ajoute-t-il. Mais ce n’est qu’en 2005, alors étudiant en sciences économiques et sociales, qu’il militera contre le traité européen. Il attendra ensuite 2007 pour prendre sa carte au Parti communiste français. « J’ai hésité avec l’utilité du Parti socialiste et la radicalité de l’extrême gauche. Mais il m’a semblé qu’on pouvait mener les deux de front. »

Aujourd’hui, pour les élections législatives, ce professeur de sciences économiques et sociales à lycée Marc-Bloch de Bischheim a « envie de convaincre, de faire réfléchir les citoyens ». « Confronté aux problèmes de logement, à la peur de perdre son emploi, on court le risque de se voir comme seul responsable de ses difficultés ou de les prendre comme une fatalité. Ou encore de s’en prendre aux voisins et de se replier sur soi », regrette-t-il. Le candidat du Front de gauche entend lutter contre « cette plaie terrible de la précarité. Il faut légiférer en fixant par secteur d’activité une proposition maximale de contrats précaires pour que le CDI redevienne la norme. En tant qu’économiste, j’ai l’idée de la nécessité d’une régulation de l’économie au service de l’intérêt général, de l’humain et non du profit. »

Julien Ratcliffe veut « viser le plus haut score possible, conforter la décision des personnes qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et convaincre au maximum ceux qui ne l’ont pas fait. »

Sylvain Brousse (Parti de gauche), 26 ans, étudiant et conseiller municipal à Ostwald, sera son remplaçant. En 2007, le Front de gauche avait remporté 0,60 % des voix dans la circonscription.

Circonscription 4 : cantons de Truchtersheim, Geispolsheim, Mundolsheim (sauf Reichstett et Souffelweyersheim), communes de Lingolsheim et Ostwald.

 

 

Mustapha El Hamdani, conseiller municipal, nous apporte son soutien

 

 

  

Après une grande mobilisation générale surtout dans les quartiers populaires, pour battre le président sortant, il est temps qu’il y ait un vrai changement de politique.

Tout au long de son mandat, Sarkozy n’a cessé de stigmatiser une partie de la population de notre pays, surtout à travers ses discours, où il a contribué à libérer les paroles xénophobes et les actes racistes, le dernier en date étant l’attaque du lieu de culte à l’Elsau. Il est temps de retrouver le « vivre-ensemble qui fait le force de notre République ».

Nous étions nombreux à voter au deuxième tour François Hollande pour le « changement maintenant ».

 

Et pour qu’il soit effectif, ensemble il faut soutenir et élire des candidats du Front de Gauche pour porter notre voix à l’Assemblée Nationale et surtout défendre une vraie politique de gauche qui répond à nos aspirations et nos préoccupations au quotidien.

En élisant des députés du Front de gauche, nous allons donner un élan populaire à cette volonté de changement.

J’apporte tout mon soutien, en tant qu’élu conseiller municipal de la ville de Strasbourg, à la candidature d’Antoine SPLET pour porter la voix des jeunes et des quartiers populaires à l’Assemblée Nationale.
Mustapha El Hamdani
Elu conseiller municipal
« Pour une Alternative Sociale Ecologique et Citoyenne »

 

Drulingen Réunion publique La gauche au féminin

À la sortie de la réunion qui a duré trois heures, Bénédicte Herrgott gardait le sourire. Photo DNA — Marie Gerhardy

 Photo bénédicte

Bénédicte Herrgott, candidate du Front de gauche, proposait mercredi soir une réunion publique au restaurant Au Soleil à Drulingen. Une petite dizaine de militants étaient présents.

 

 

Bas du formulaire

Elle a décliné localement le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, en y ajoutant sa touche personnelle : en tant que femme et professeur, elle a insisté sur la condition féminine et la situation de l’Éducation nationale. Les chiffres du chômage sont assez bas dans la septième circonscription, 6,7 %. Pourtant, pour Bénédicte Herrgott, c’est « l’arbre qui cache la forêt, car les actifs se déplacent loin pour travailler ». Les femmes seraient les plus touchées par le chômage, notamment de longue durée, et par le temps partiel. L’enseignement sur le secteur a également, selon elle, pris de plein fouet les réformes de l’Éducation nationale, avec des suppressions de postes, de filières et de classes. Bénédicte Herrgott, professeur d’histoire-géographie au lycée de Sarre-Union, se sent concernée. « Plus de jeunes sortent de l’école sans qualification ici, très peu font des études longues. Je me suis attachée à ce territoire, et je sens qu’on peut faire quelque chose. Il faut remotiver les jeunes, repolitiser les gens. »

Utopie ou réalité ?

Mercredi soir, le cliché du révolutionnaire dans la contradiction systématique était bien loin : Bénédicte Herrgott n’a pas attaqué ses concurrents et s’est contentée d’expliquer en quoi le programme du Front de gauche était à ses yeux le plus apte à répondre aux attentes des Alsaciens.

Les participants à la réunion étaient pour la plupart déjà acquis à la cause et n’ont pas posé beaucoup de questions. En revanche, à l’issue de l’exposé, ils ont apporté quelques éclairages supplémentaires, comme cette femme d’une cinquantaine d’années : « Il faut savoir qu’une école publique de qualité coûterait moins cher que les écoles privées, et la Sécurité sociale moins que les mutuelles. Nous ne sommes pas des youkaïdi youkaïda, solidarité ne veut pas dire charité ! » Bénédicte Herrgott a rebondi : « On nous dit utopistes, mais nous sommes dans la réalité. Le capitalisme, en revanche, était une utopie qui a été transformée en programme. Ce n’est pas la seule voie. Ce sont des êtres humains qui ont mis en place les logiques économiques, on peut les faire évoluer. »

 

DNA par Marie Gerhardy

Dimanche, le 20/05/2012 

 

 

 

Réponse à la lettre ouverte d’Emmaüs Alsace aux candidats aux législatives (par Jean Marc Claus)

 

 

Emmaüs en fait le constat, 200.000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Alsace, soit 11% de la population Alsacienne. Le programme du Front de Gauche prévoyant la construction de 200.000 logements sociaux/an durant 5 ans a obtenu 11,11% des voix aux 1er Tour de la présidentielle. Les chiffres ont quelque chose d’étonnant, voire de détonnant, quand ils se répondent… Mais comme je ne me lasse jamais de le répéter : Derrière les chiffres il y a des gens. A travers les chiffres se jouent des vies. La détresse, quand bien même concernerait-elle une seule personne sur toute la terre, ne peut se réduire à une analyse chiffrée.

 

 

Vous, communautés Emmaüs d’Alsace et Association Le Relais, interpellez* à bon droit le candidat Front de Gauche que je suis sur les cinq thèmes de votre campagne nationale « Mobilisons nos voies(x) pour une société plus solidaire »**. La crise sociale dans laquelle s’est enfoncé notre pays en cinq années d’ultralibéralisme conquérant m’a conduit à entrer en politique un peu, toutes proportions gardées, comme l’abbé Pierre en son temps ! La politique n’est pas à mon sens une fin en soi, mais un moyen pour faire avancer le progrès social.

 

 

Toujours militant et temporairement candidat, voici quelques éléments de réponse à vos questions :

 

 

-         L’emploi et l’insertion : Je suis tout à fait favorable à votre proposition d’une agence nationale pour l’Economie Sociale, Solidaire et Ecologique (ESSE). Votre volonté de limiter le temps partiel dans les entreprises d’insertion afin de ne pas générer de travailleurs pauvres est à mon sens fondamental car le retour au travail doit signifier retour à la dignité. Notre société et notre économie ont besoin de l’ESSE, non comme d’un cache-misère, mais comme d’une voie alternative à un schéma devenu par certains côtés obsolète. Notre programme inclus un volet intitulé « Produire autrement » et nous voulons « abolir l’insécurité sociale ». Les entreprises vertueuses, car participant à l’effort d’insertion, doivent être aidées et celles qui s’en dispensent pénalisées. Mais le moteur est à mon sens le service public qui, en donnant l’exemple, peut devenir la locomotive du système.

 

 

-         L’hébergement et le logement : Vos constats recoupent les nôtres et ce n’est pas pour rien que bien avant la présidentielle, le PCF a lancé une campagne contre la vie chère dont un des slogans était « Bloquer les prix et les loyers ». Les programmes de construction de logements sociaux voulus par le Front de Gauche n’ont de sens que si une règlementation plus sévère s’applique au locatif privé. Le marché du logement, comme celui des produits de première nécessité ne doivent pas être gangrenés par le libéralisme. Tout le monde a besoin de se loger, se chauffer, se vêtir, se nourrir et se soigner. Là encore quand ces nécessités élémentaires sont négligées la civilisation recule. C’est ce qui s’est passé plus particulièrement durant ces cinq dernières années où, sous prétexte de bâtir une France de Propriétaires, l’Etat s’est désengagé de ses responsabilités en matière de logement social et a conduit des gens modestes à s’endetter. Nous n’étions pas loin d’une crise des subprimes à la française. Nous avons maintenant besoin d’une politique du logement ambitieuse, associant toit et emploi.

 

-         Le développement durable : Il est grand temps de se poser au niveau national la question du « réemployer avant de jeter ». A titre personnel, issu d’un milieu ouvrier modeste, cette question ne m’a jamais quitté. Le réemploi doit être source d’emplois. Le recyclage, s’il est confié sans encadrement strict, à des sociétés privées s’engagera dans la même voie que l’industrie : priorité au profit pour les actionnaires. Avec la « planification écologique » et le « produire autrement », le programme du Front de Gauche se place dans l’optique d’un développement durable, à condition que celui-ci aille dans le sens du bien commun. Développent durable et rentabilité immédiate sont donc incompatibles.

 

 

-         Les sortants de prison : Toute peine prononcée par un tribunal doit être purgée ou commué en service rendu à la collectivité car c’est une nécessité morale, sociale et républicaine. Mais la prison ne doit plus être une machine à broyer les vies. L’emprisonnement n’a de sens qu’associé à un après où la réinsertion est rendue possible. L’après détention commence durant la détention. Ce n’est pas la surpopulation des centres pénitentiaires et la sous-traitance de l’incarcération confiée au secteur privé qui vont le permettre. Le travail en prison, par la réalisation de contrats de sous-traitance, est une voie à développer en créant des partenariats avec des entreprises mais également avec l’Etat. Les prisons doivent aussi être des lieux d’accès à la culture et à la connaissance sans quoi, les groupements sectaires et/ou mafieux ont le champ libre pour créer leurs réseaux. Par ailleurs, comme vous le soulignez, au moins 10% des détenus ont des problèmes psychiatriques. Face à cela, les Services Médico-Psychologiques Régionaux (SMPR) ne peuvent assurer un véritable travail de fond et quand un détenu est transféré à l’hôpital psychiatrique les équipes soignantes se retrouvent face à un dilemme car à la nécessité de soigner s’associe une obligation de surveillance accrue dans une structure inadaptée à ces deux impératifs.

 

 

-         L’accueil des étrangers : Chacun d’entre nous est l’étranger de quelqu’un, y compris dans son propre pays. Le rejet de l’altérité n’est pas dû seulement aux différences d’origines ! L’accueil fait à l’autre témoigne du degré de civilisation d’une société. Là où l’autre est stigmatisé, la civilisation recule. Charge à cet autre, pour ce qui concerne notre pays, de s’imprégner des valeurs républicaines afin de les respecter plus par conviction que par obligation. Le rayonnement de la France est du ressort de chacun d’entre nous, ainsi les valeurs de la république ne se transmettent que si nous les vivons nous-mêmes. Mais au-delà des polémiques manichéistes, j’aimerais que l’on s’interroge sur ce qui provoque ces déplacements de population. Je ne suis pas persuadé que ce soit l’attrait pour la Tour Eiffel et la CMU ! Une vraie politique de l’immigration doit commencer en amont afin de favoriser les échanges commerciaux et culturels avec les pays de départ pour que les gens trouvent chez eux les moyens de leur subsistance et retrouvent une dignité. Au Front de Gauche, nous parlons de changer le cours de la mondialisation.

 

 

A cela s’ajoute immanquablement la question du financement. Il est indispensable de revenir aux valeurs fondamentales. 10% du PIB sont passés en 30 ans des poches du travail à celles du capital. Les PME et TPE sont plus taxées que les entreprises du CAC40. L’impôt sur les revenus favorise les plus riches. Les écarts de salaires dans les entreprises dépassent allègrement l’échelle allant de 1 à 20. Que personne n’ose prétendre la main sur le cœur que l’argent manque ! La France n’a jamais produit autant de richesses et si les caisses sont vides, c’est parce qu’un gouvernement sans scrupules s’est employé à en réduire l’alimentation et à en vider le contenu pour faire passer des politiques d’austérité antisociales.

 

 

J’aimerais pour conclure, non seulement souligner et saluer le travail réalisé par Emmaüs et le tissu associatif sur notre territoire depuis tant d’années, mais aussi pointer que l’Etat et le Privé n’ont pas à se reposer sur le monde associatif pour éponger la souffrance provoquée par la casse sociale et la guerre économique. Seul un partenariat tripartite Associatif – Privé –  Etat permettra la réalisation de politiques conduisant à une société plus solidaire faisant passer l’humain d’abord. L’Etat en étant exemplaire et inflexible doit forcer le Privé à devenir vertueux, permettant ainsi à l’Associatif de réaliser un travail humaniste et non seulement humanitaire. Faisons ensemble, comme le demande Christophe Deltombe, le choix de l’humain. Faisons passer l’humain d’abord, comme le propose le programme du Front de Gauche.

 

 

 

Jean-Marc Claus

 

Soutien des candidats communistes aux égoutiers de la CUS 

par Christian GROSSE suppléant sur la circonscription 1

 

A l'attention de Bertrand BLINDAUER - CGT CUS

Le 26 mai 2012

 

Les candidats communistes du Front de Gauche et la fédération du Bas Rhin du Parti Communiste Français apportent leur soutien aux égoutiers de la CUS qui participeront au rassemblement national organisé à Paris le 29 mai prochain à l'appel de la CGT.

La situation de l'emploi et des conditions de travail est une de nos préoccupations centrales. Les salariés et ouvriers de notre pays, qui travaillent dans des environnements nocifs mettant en danger leur santé et réduisant leur espérance de vie à un niveau inférieur à celui du reste de la population active, doivent avoir droit à des garanties équitables et justes. Ces hommes et ces femmes sont engagés professionnellement pour le bien être de tous.

La société doit donc garantir la santé et une amélioration immédiate des droits de ces égoutiers qui remplissent une mission de service publique. 

La présence des produits toxiques auxquels ils sont exposés, impose que l’état accompagne la gestion publique de l’eau par les collectivités territoriales compétentes, afin de leur permettre d’en assurer une maîtrise publique et donc le contrôle par les citoyens. 

Avec le programme du Front de Gauche "l'Humain d'Abord", nous proposons la reconnaissance de la pénibilité au travail  ainsi que la retraite à 55 ans à taux plein pour ces catégories professionnelles.

Nous défendons également un service public de la santé avec une sécurité sociale prenant en compte les maladies professionnelles de manière plus précises et plus adaptées. Pour répondre à l’exigence de sécurité sanitaire, un vrai contrôle démocratique et une mobilisation permanente de tous les acteurs est essentielle.

Comme candidats aux prochaines élections législatives nous défendons toutes ces propositions. Élus à l'Assemblée Nationale, nous serons engagés dans la défense des revendications des salariés. 

Très fraternellement

Christian GROSSE

Candidat suppléant Front de Gauche dans 1ère circonscription.

Et au nom des candidats communistes du Front de Gauche du Bas-Rhin.

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