L'Humanité "CACTUS" : « les puissants ne pourront pas s’asseoir dessus »

Publié le par PCF 67

Dans L'Humanite dès demain
La bonne formule pour changer !

 

L’Humanité se met en ordre de bataille pour la période électorale à venir afin de décrypter la crise et les alternatives possibles. Premier acte demain.

L’inquiétude et la colère se le disputent dans l’opinion. Le troisième plan d’austérité vient d’être adopté par le gouvernement sous le même sceau que les précédents, une injustice sociale exacerbée. En étouffant la croissance et l’activité, en tarissant l’investissement public et en asséchant l’éducation et la recherche, la droite alimente le gonflement des marchés financiers et la pression sur les dettes publiques. Si elle tenait à nouveau les rênes l’été prochain, une ère sombre s’ouvrirait pour le pays. Mais la gauche osera-t-elle rompre avec les choix du sarkozysme et du libéralisme ? Ce n’est pas certain, à en juger par la reconnaissance des dogmes de la rigueur par François Hollande. Déjà, des sondages témoignent d’un rebond du président sortant.

L’Humanité va s’engager pleinement pour que la gauche batte Sarkozy, en alimentant les débats sur les choix propres à changer la vie, en s’engageant avec le Front de gauche, en mettant à la disposition de ses lecteurs les éléments pour se faire leur propre opinion. Parmi ceux-ci, elle multipliera les face-à-face qui mettront aux prises des personnalités aux choix politiques opposés. Lorsque la campagne électorale battra son plein, des pages spécifiques lui seront dédiées. Mais sans attendre, votre quotidien va innover.

  • Tous les jeudis Cactus.

 Ce quatre pages qui assure que « les puissants ne pourront pas s’asseoir dessus » vise à traiter la politique avec vivacité, insolence, précision, en prolongeant des expériences que nous avions conduites en confiant durant les deux dernières années les numéros de l’Humanité avant sa Fête aux dessinateurs de Fluide glacial ou de Charlie Hebdo. Il s’agira d’user du fer de la satire et de la polémique pour dénoncer les injustices, les scandales, la pensée unique et réglementaire. Ces pages prendront le contre-pied de l’apolitisme cynique et pourront permettre à de nouveaux lecteurs de rentrer dans la communauté de l’Humanité. Toutes les semaines, les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon exploreront « Les dessous chics », ces relations obscures où le pouvoir se marie avec l’argent. Des plumes acérées et des humoristes apporteront leurs contributions chaque semaine en mettant leur « grain de sel » là où ça fait mal. Le premier à inaugurer cet espace d’écriture sera le directeur de Charlie Hebdo, Charb, qui avec ses complices Jul, Luz, Coco et Besse illustreront aussi à tour de rôle les pages de Cactus. Décapant, vif, pétillant, libre, solide, révolté… et drôle, ce quatre pages veut faire sienne la phrase de Bertolt Brecht, bien ajustée, « la provocation est une façon de remettre la réalité sur ses pieds ».

 

  • La politique décortiquée.

Chaque lundi, une chronique politique s’attachera à mettre en évidence les choix, les rapports de forces et les confrontations d’idées au-delà des péripéties au jour le jour. Par ailleurs, notre quotidien amplifiera son traitement de la crise économique et des moyens d’en sortir, en s’entourant d’économistes progressistes. À la fin de cette année, un hors-série sur ces thèmes sera proposé aux lecteurs. L’Humanité continuera à creuser son sillon de journal de référence sur les questions sociales, utile aux syndicalistes et aux militants associatifs ou mutualistes. Demain, elle publiera un grand entretien exclusif avec le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui évoquera la crise, l’austérité, les élections à venir, les attentes de sa confédération ainsi que les luttes à conduire avant et après les scrutins.

 

  • Trois fois par semaine, une plongée dans les réalités de notre pays.

C’est un véritable « Portrait de la France populaire » que veulent dessiner les enquêtes que conduiront les reporters de l’Humanité et qui paraîtront chaque semaine sur deux pages au cœur du journal les lundis, mardis et mercredis. Il s’agit de mettre au jour cette explosion des inégalités qui se creusent entre les « 99 % que nous sommes », selon l’expression des Indignés américains, et le 1 % qui capte toutes les richesses. Les souffrances et les inquiétudes côtoieront les colères et les aspirations, en s’ancrant sur des réalités locales. L’ambition est de dévoiler le tableau de nos vies telles que nous les pressentons. Enrichies d’entretiens et de données chiffrées, ces enquêtes seront la matière d’un hors-série de l’Humanité qui paraîtra à l’aube de 2012.

 

  • Rédacteurs en chef d’un jour, à vos plumes !

Christophe Alévêque, Bernard Thibault, François Morel, Ariane Ascaride, les associations antiracistes… L’Humanité s’est donné différents rédacteurs en chef d’un jour au printemps dernier. Ces numéros vous ont plu. Cette formule va devenir une marque de fabrique de votre quotidien. Plusieurs personnalités nous ont déjà confirmé leur accord.

 

  • Dès demain, vous découvrirez d’autres transformations

Une Une plus diversifiée ; un Pif dynamisé et colorisé par l’un des auteurs qui ont pris la suite d’Arnal, François Corteggiani ; des rendez-vous thématiques le lundi avec le travail, le mardi l’économie, le mercredi l’Europe, le jeudi Cactus et Libres Échanges – page précieuse où les jeunes lecteurs ont quartier libre –, et le vendredi la page Planète…

Le cinéaste et écrivain Pier Paolo Pasolini jugeait que « la culture, c’est la résistance à la distraction ». L’Humanité a aussi cette ambition.

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