Général Motors : déclaration de la fédération PCF 67

Publié le par PCF 67

La fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français est préoccupée par la situation de GM Strasbourg et manifeste sa solidarité envers les salariés.

 

La dernière crise financière qui a touché plus particulièrement le secteur de l’automobile a mis GM Strasbourg dans une incertitude quant à son avenir. Les salariés ont été et restent les premières victimes de cette crise.

 

La pseudo-proposition de reprise du site par la « new » GM en est l’illustration : le gel des salaires sur deux ans, la suppression de l’intéressement jusqu’en 2013, la renonciation à plus d’un tiers des 16 jours de RTT actuels c’est à dire une baisse de 10 % du coût de la main d’œuvre, sinon fermeture du site et « délocalisation » vers une main d’œuvre moins à moindre coût. Voilà la proposition à laquelle s’ajoute la non-garantie du site après 2014.

 

Les salariés ont voté. Néanmoins, ils seront les premiers sacrifiés au profit des actionnaires de Général Motors (dont les USA, principal actionnaire). Ce type de chantage n’est pas nouveau. Ce fut le cas pour Bosch à Vénissieux, Goodyear à Amiens, Continental à Clairoix…

 

Le PCF s’est clairement prononcé pour l’interdiction des licenciements boursiers et mène cette bataille de front.

 

Le PCF revendique le nécessaire droit d’intervention des salariés dans l’ensemble des choix de l’entreprise (économique, social, …). Ce référendum est une réelle mascarade réduisant la démocratie à un choix imposé. Or la démocratie dans les entreprises doit permettre des choix alternatifs. C’est en amont que les propositions des salariés doivent être prises en considération.

 

Tout en respectant le choix des salariés qui ont cru à une proposition de sauvetage de leur emploi, nous condamnons fermement la direction de GM qui les y a incités ainsi que l’ensemble des acteurs politiques et économiques de la région qui les y a encouragés.

 

Nous dénonçons par cette occasion les intimidations musclées dont les délégués CGT ont fait l'objet.

 

Nous saluons le travail d'explication portée par la CGT ainsi que la volonté exprimée par ceux qui ont voté non aux propositions de la direction, pour garder les emplois sur le site de Strasbourg, sans condition de recul social.

 

Fait à Strasbourg le 26/07/2010

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